Le baptême n’est pas un simple ticket d’entrée
Quelle ne fut pas ma surprise, hier soir au Journal de France 2, de tomber (en cours d’émission) sur un reportage où il était question du baptême des petits-enfants, ou plutôt de sa déshérence sur le sol français.

Porte du Paradis, Baptistère de St-Jean à Florence
Il est évident, et le reportage le montrait bien évidemment à l’extrême, que deux options s’opposent : donner le baptême sans discernement, pourvu qu’on le demande ou bien considérer qu’il s’agit là d’un engagement qui suppose au moins quelque préparation.
C’était la position soutenue par un prêtre dont je n’ai pas noté le nom et qui m’est apparu comme parfaitement conforme à ce que doit être son rôle et à ce que j’ai toujours vu pratiquer.
Ce n’était apparemment pas le point de vue d’un représentant de Golias, revue ou mouvement qui s’annonce comme conciliaire et opposé à toute forme d’intégrisme, mais dont l’option du baptême à tout va, m’a tout de même semblé décalée.
Je venais, l’après-midi même, de tomber sur un commentaire du Père Olivier de La Brosse sur le contenu de cette revue qui adresse régulièrement à l’endroit de l’Eglise, mais surtout du Vatican, des diatribes pour le moins virulentes et dont il se demandait, la question semblant alors (1998) encore pendante, si elle pouvait à juste titre se prétendre catholique. Je me demande ce qu’il faut en penser aujourd’hui.
Nul n’est obligé désormais, par quelque pression sociale que se soit, de souscrire à une religion chrétienne. Afficher son athéisme demeure encore infiniment plus “tendance“, même si nos medias nous annoncent (non sans quelque inquiétude) un retour patent du religieux, là où le sacré serait le bienvenu.
Le baptême d’un nouveau-né n’est pas, comme cela semble être encore le cas pour certains parents un simple ticket, mais le premier des sacrements qui fait, avec eux, entrer leur enfant au sein de l’Eglise, dans la communauté des chrétiens. Cela n’est pas rien.




