Annotations discrètes

Réflexions et commentaires sur l’actualité culturelle, sociale et religieuse

Archives de avril 2009

Grippe : pandemonium d’une pandémie

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Voilà le monde en “état d’urgence” et nos medias plus que jamais hystériques, repus de recompter les “cas”. 236 dans le monde entier, à l’heure où j’écris.  Je ne peux m’empêcher de penser à tous ceux qui, chaque jour que Dieu fait, décèdent de causes diverses : sur 62  millions chaque année, près de la moitié (36 millions), meurent de faim. Mais pour ceux-là, où  est l’Etat d’urgence ?

On peine à  imaginer ce que serait une pandémie déclarée de peste,  de choléra ou de quoi que ce soit d’incurable et vraiment mortel. Sans doute est-il toujours trop tôt pour mourir, mais n’y a-t-il pas quelque indécence à faire ainsi résonner les tambours quand on ne cesse de nous affirmer qu’il ne faut surtout pas “paniquer”, puisque ce mal, cette “grippe” se traite aisément ?

Dans tous les cas, ce seront toujours les plus pauvres, les plus éloignés des soins qui en pâtiront. Pas ceux qui en réchapperont ou, pire, en tirent déjà profit.

Rédigé par Anne A. Mitteau

Jeudi 30 avril 2009 à 23 11 22 0422

Soutien à Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière !

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Affiche réalisée par Pierre Etaix pour le Festival du Cirque de Nexon

Affiche réalisée par Pierre Etaix pour le Festival du Cirque de Nexon

J’ignorais jusqu’à ce soir les malheurs de Pierre Etaix ,  qui a illuminé nos scènes mais aussi nos écrans  de quelques films merveilleux dont la production devenue défaillante détiendrai encore des droits devenus incessibles. C’est du moins ce que j’ai compris.

J’y suis d’autant plus sensible qu’il fut longtemps  familier du Limousin  qui l’accueillit, à Nexon,  avec son épouse Annie Fratellini pour y fonder leur fameuse Ecole du Cirque, qui devint par la suite un véritable Festival.

Revoir Yoyo, mais aussi Le Soupirant ces petits chefs d’oeuvre d’humour tendre serait nous dit-on devenu impossible.

J’invite donc mes lecteurs à se signaler au plus vite pour que soit sauvés de l’oubli et rendus de nouveau visibles ces fruits si savoureux d’une collaboration sans faille et témoins d’un temps sans doute révolu mais d’une   fraîcheur,  d’un talent et d’une grâce sans âge.

La pétition est en ligne : http://www.ipetitions.com/petition/lesfilmsdetaix/

Rédigé par Anne A. Mitteau

Lundi 27 avril 2009 à 20 08 45 0445

Perles (rares) du Net : le courage de la (libre) expression

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Je suis encore très “jeune” dans ma pratique du Net et chaque jour m’apporte de nouveaux liens et de nouvelles surprises. Comme ce billet de Michel Garroté découvert ce matin sur la liberté (virtuelle) d’expression. L’auteur sait bien de quoi il parle. Je n’aurais pas osé aller si loin. Question d’âge sans doute.

J’ai vu monter en puissance, en trente ans, cette “correction” devenue, de mon point de vue,  “dégoulinance”,  qui interdit l’expression de tout propos hors cadre, celui-ci, parfaitement hypocrite,  étant posé comme préalable au fonctionnement même des sociétés occidentales perclues d’intenables  bonnes intentions.

Car il s’agit, du moins en apparence, d’afficher  une adhésion  quasi fondamentale au respect de tout ce qui est par ailleurs bafoué en permanence : les droits de l’homme (et du citoyen) à qui il incombe chaque jour davantage de se plier à des règles qui les obèrent et réduisent ses libertés. Il nous faut aujourd’hui avoir de “bonnes pensées”, de “bons comportements” mais encore, et c’est peut-être le pire,  surtout vivre “avec précaution”.

Michel Garroté  est un journaliste catholique, ce qui le rend libre et universel. Rares encore sont ceux qui revendiquent une confession sur qui repose toute notre culture et qui fait l’objet de quolibets, quand ce n’est pas de massacres. Je salue ici son engagement, et son courage.

Iaboc a fait fonctionner deux ans un excellent blog, aujourd’hui latent, faute de temps*,  où la qualité de l’expression égale celle des sujets traités. Sans concession à tous ces faux-semblants, ces mensonges institutionnalisés par des obédiences politiques et médiatiques contre lesquelles je m’insurge à longueur de temps.

Peine perdue ? Pour certains peut-être. Mais il  suffit parfois de semer un grain de curiosité, d’interrogation, de foi et d’espérance, aussi, qui poussera peut-être n’importe où. Il serait opportun pourtant qu’il pousse aussi chez nous.

* on peut retrouver les ceux auteurs sur le site  : www.libertepolitique.com/

“pour lire le monde avec l’intelligence de la Foi”

Rédigé par Anne A. Mitteau

Dimanche 26 avril 2009 à 15 03 55 0455

La vie des autres : un tour du malheur rédempteur

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Vanité (Franz Hals)

Je ne connaissais rien, nul n’est parfait, d’Emmanuel Carrère* dont j’avais pourtant abondamment fréquenté les écrits de la mère, Hélène (Carrère)- d’Encausse. J’ignorais encore (merci Google) qu’il avait scénarisé cet étonnant roman de Béatrix Beck, Léon Morin prêtre  il y a tout juste dix ans et que j’évoquais ici il y a quelques jours encore.  J’ai bien failli laisser en route ce livre qu’on m’a prêté : le malheur, auquel je n’ai pas échappé moi-même m’entoure déjà suffisamment,   et j’ai toujours évité,  en littérature,  le réel qui submerge déjà  nos magazines, nos ondes et nos écrans jusqu’à la nausée.

Il y a pourtant,  dans ce petit livre, autre chose qu’un poignant récit qui vaut pour certains de le lire, et d’en sortit, peut-être,  éclairés.  Le chapitre consacré à la Justice,  de la formation  à la fonction des juges et à leurs comportements contrastés est de ce point de vue  particulièrement édifiant et cru, comme la mise en lumière des dégâts causés par les crédits renouvelables,  producteurs d’une évitable misère souvent soulignée ici.

A l’instar d’un Thierry Bizot qui redécouvrait, par-delà  l’Eglise, l’amour divin, ou de ces hommes de lettres, de spectacle ou de medias  dont les vies semblent si éloignées de celle des gens ordinaires, qu’ils relatent ou exhibent pourtant abondamment, notre auteur  est confronté, dans son entourage, à ces malheurs inéluctables que provoquent les cataclysmes,  le cancer, la dégradation,  la mort et, par relation interposée, la misère quasiment programmée. Mais au-delà de cette confrontation, c’est à la demande d’en faire le récit, par les protagonistes eux-mêmes, qu’il doit faire face.

De l’ analyse dans laquelle il doit se plonger pour relater ces histoires tragiquement vraies jaillit,  pour l’homme qui les raconte, la mesure  de ses propres limites,  une nouvelle perception du sentiment, et en quelque sorte, sa propre rédemption.

Rien n’est à négliger de ce qui peut rendre meilleur. Porter le nom d’Emmanuel aurait pu l’y mener plus tôt.

* d’autres vies que la mienne, P.O.L., Paris, 2009 ; 310p

voir aussi :

http://www.republique-des-lettres.fr/10724-emmanuel-carrere.php

Rédigé par Anne A. Mitteau

Mardi 21 avril 2009 à 17 05 15 0415

Leaders politiques : les perdants des élections devraient s’excuser (d’avoir perdu) !

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Résultats des élections présidentielles, France, mai 2007.

Résultats des élections présidentielles, France, mai 2007.

Voilà que notre Madonne des Meetings (qui n’a de Madonne que les traits), déjà relookée par ses coaches depuis plus deux ans déjà pour l’insuccès que l’on sait,  ne cesse de clamer qu’elle existe, ce que nul ne peut contester d’ailleurs, eu égard au bruit qu’elle s’acharne à faire bien au-delà de sa Région.

J’ai cherché en vain comment illustrer l’égérie de tant de Désirs et n’ai trouvé, après réflexion, que l’image d’un résultat incontestable, celui des élections qu’elle a perdues.

Elle ne cesse depuis lors, par tous moyens médiatiques, de polariser sur elle l’attention et sur son adversaire, déjà bien accablé ailleurs,  tous les mécontentements. C’est là, on ne peut l’oublier, une tradition bien française, et rien n’y est jamais vraiment nouveau : Il y a peu de bons perdants.

Reste que le venin, comme les crachats,  retombe toujours quelque part. Et pas toujours là où le souhaitent ceux qui les jettent.

“L’autre jour, au fond d’un vallon, un serpent piqua Jean Fréron. que pensez-vous qu’il arrivât ? Ce fut le serpent qui creva.” Voltaire, 1765.

Rédigé par Anne A. Mitteau

Lundi 20 avril 2009 à 16 04 00 0400

Musique et Beauté transcendent les compromis et les disgrâces : la voix de Susan Boyle

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C’était la bonne et réjouissante nouvelle du jour : le triomphe de la Beauté sur le terrain bourbeux de la vulgarité. Face au public hilare d’un plateau-télé, Susan Boyle, une femme ordinaire,  sans âge et sans attrait,  s’avance devant un jury d’animateurs acerbes et se met à chanter (I dreamed a Dream).  Elle ne pouvait pas mieux rêver.

A la seconde où le pur cristal de sa voix s’élève sur la salle,   les visages des “juges”  se figent, stupéfiés, le rictus déjà formé pour un rire perfide et gras retombe comme un soufflé sur leurs faces devenues soudain graves, émues et transcendées par la Beauté inattendue d’une voix sublime au chant parfait.

La Nature tend vers l’équilibre, et rares sont ceux à qui tout est donné. En bien ou en mal. Mais qu’importe après tout l’apparence : une voix n’est visible que pour le coeur, et la beauté en chasse tous les miasmes et tous les maux.

C’est donc pur bonheur de voir, quelle qu’en soit l’occasion, l’humilité descendre sur des êtres confits dans cette Foire aux vanités et malgré eux monter vers ces hauteurs qui tous, nous dépassent et nous appellent à Dieu.

Rédigé par Anne A. Mitteau

Samedi 18 avril 2009 à 12 12 43 0443

La pipe de M. Hulot : quand la précaution devient censure, on frémit.

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une Américaine apparemment "résistante"

Il y a une petite dizaine d’années déjà, on avait “effacé” sur une célèbre photo la cigarette d’André Malraux, incorrigible tabagique,  à l’instar de presque tous ses contemporains.

Aujourd’hui, c’est à la pipe de Monsieur Hulot, qu’on s’en est pris à ce qu’en disait aujourd’hui sur France-Culture,  une descendante de l’auteur. On se croirait chez Georges Orwell, dans ce 1984 où s’affairent dans de sinistres bureaux tous ceux qui ont pour mission de réinventer chaque jour l’histoire, l’économie et les statistiques, le plus souvent en effaçant ce qui pourrait nuire à ces images fabriquées.

Pour emprunter à Pierre Assouline : “Vite, aux abris !”

Vincent Van Gogh, par lui-même

Vincent Van Gogh, par lui-même

Je ferai court, prise que je suis par une véritable nausée de cette bien-pensance immonde qui émascule un peu plus chaque jour tout ce qui chez nous a couleur de virilité, à commencer par le courage d’affronter la réalité. Celle, pour le moins, qui fut.

Je laisse seulement imaginer à quelles retouches il faudrait  procéder pour gommer ce qui a été représenté. Ah oui, ils ont fumé !

N’y-a-t-il  vraiment aujourd’hui rien de plus urgent à faire  qu’à “rectifier”  les “erreurs” passées ?

Rédigé par Anne A. Mitteau

Jeudi 16 avril 2009 à 17 05 34 0434

Vous avez trouvé mon billet ? Bravo ! Car je ne figurerai jamais au TOP des blogs !

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représentation RSS de Mozilla.org (GNU)

représentation RSS de Mozilla.org (GNU)

A l’exclusion des quelques blogs consultés ici et là, parce que je cherchais quelque chose de précis, je n’avais jamais ‘”fourré” mon nez dans cet univers où, m’apprend-t-on, les TAGS, trackeurs,   RSS et autres agrégateurs font la pluie et le beau temps, qui n’est pas forcément de.li.cious. Mais comme je n’ai jamais pu savoir, et ce n’est pas faute d’avoir essayé, comment les visiteurs pouvaient atterrir chez moi, je me suis plongée dans ce bain-là. Je suis allée jusqu’à m’inscrire dans des annuaires, qui  promettent une plus large diffusion et une statistique lisible. Certains vont même jusqu’à prétendre qu’ils sélectionnent des blogs de “qualité”. Je n’en juge pas.  Mais quand je vois à quel niveau d’audience, par manque de rétro-liens sans doute,  certains me confinent, je mesure l’ampleur de ma discrétion.

Je profite donc de ce billet (dont les mots-clés seront plus visibles) pour rappeler à l’ attention de mes rares lecteurs,  épris de lectures plus substantielles et de qualité bien réelle, celui que j’avais offert comme publicité  à Philippe de la Génardière dont j’avais tant aimé, l’an passé,  la belle langue et le beau sujet et qui fut, dans mes statistiques, le comble du “flop” avec 3 lectures.

Mes “visiteurs”  comprendont donc pourquoi mes annotations ont cessé d’être limousines pour devenir tout simplement discrètes. Il est d’ailleurs vraisemblable – les matheux me comprendront- qu’elles deviennent, avec le temps de plus en plus discontinues. Never mind.

Rédigé par Anne A. Mitteau

Mercredi 15 avril 2009 à 23 11 10 0410

Catholiques (suite) : vers un nouveau Concile ?

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le Vatican

le Vatican

C’est la question que je me pose après avoir entendu fortuitement, ce matin, sur les ondes de France Inter, un de ces débats  limités qui les animent régulièrement. Il faut dire que les hôtes étaient choisis : Jean-Pierre Mignard, Président de Désirs d’Avenir, et Frédéric Lenoir, philosophe dont l’Oracle della Luna ne m’avait pourtant pas déplu et qui, entre autres, dirige Le Monde des religions,  et qui en appelaient à Vatican III.

Les Catholiques font débat, à cause d’un Pape qui n’est assurément pas conforme à l’image qu’il lui conviendrait de donner aujourd’hui à un public élargi,   croyant ou non.  Jean-Paul II était populaire ; il est clair que Benoît XVI ne l’est pas. Il fut pourtant, on ne le rappellera jamais assez , l’un des artisans novateurs de Vatican II.

Décidément, ce Concile à qui je dois,  comme beaucoup, d’avoir après bien des années d’absence finalement rejoint l’Eglise, semble toujours pour certains un sujet de fracture. Une auditrice très âgée, 92 ans, s’interrogeait ce matin sur la désertion des églises après Vatican II. Mais avait-elle oublié que la guerre, déjà, s’en était chargée ?

Vatican II n’était-il pas, déjà, la réponse à une attente d’ouverture et de modernité que soulignait,  on ne peut plus intensément dix ans avant, l’étonnant ouvrage de Béatrix Beck, ce Léon Morin, prêtre que Jean-Pierre Melville nous rendit immuable sous les traits facétieux et charmants d’un Jean-Paul Belmondo tout regonflé du souffle qu’il avait perdu peu avant chez  Godard ? Il faut relire ce petit livre dont l’auteur s’est récemment éteinte : il est d’une étonnante actualité :  même si l’époque a bien changé, les chemins de la Grâce, et de la conversion, eux ne varient certainement guère. Il lui faut bien, à l’origine, quelque Beauté, qu’elle soit du corps, qu’elle soit de l’âme, puisque la Beauté,  dont le Démon imite  si bien les traits, n’est pourtant que de Dieu Lui-même.

Quant à cette mission, que le prêtre Morin va s’appliquer à mener dans la campagne en cette fin d’Occupation, elle est plus que jamais d’actualité quand on mesure la pénurie, la déshérence de nos paroisses rurales en temps ordinaire.

Ce n’était pas le cas cette année au temps de Pâques, dans nos églises, en Limousin  où l’on célèbre les 71 èmes Ostensions de nos Saints. Les fidèles y furent nombreux à témoigner de leur Foi.

Rédigé par Anne A. Mitteau

Lundi 13 avril 2009 à 11 11 54 0454

Les buzz fonctionnent, tout va bien….

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No comment

No comment

… Enfin, c’est ce que j’essaie de me dire tous les matins, puisqu’il y a, encore, des abeilles dans mon jardin. Pour mes (trop rares) lecteurs qui ignorent peut-être ce qu’est un buzz, je les renvoie à un lien qui leur explique. J’utilise beaucoup de liens. Je me demande si c’est utile, mais cela peut servir à certains. Le dernier en date (le dernier buzz) qui fait l’actualité ce matin dans un grand nombre de journaux (je ne lis pas que La Croix, à laquelle je suis abonnée), est affligeant et, à suscite ce qu’on dit, une polémique.

Affligeant, en effet, parce que des images montrent dans la réalité, cette violence que les fictions présentent à longueur de temps sur tous les écrans : des bandes se livrant à une scène d’agression banalisée par ces mêmes images. Que cette réalité engendre la polémique est une tout autre histoire. Il est en effet probable que toutes les caméras qui déjà nous surveillent regorgent, hélas,  de ces incidents que les medias nous relatent à l’envi dès lors qu’ils en ont connaissance, que les délinquants y sont identifiables,  donc identifiés,  et que la Justice, un jour ou l’autre,  s’en chargera. Mais là encore, c’est affaire de Droit, celui qu’on a, aussi, de revenir ad libitum ou peu s’en faut sur la chose déjà  jugée.

Dans une société, la nôtre, qui tente désespérément de faire la morale dans la dégoulinance médiatique des conseils de prudence et autres bonnes intentions, dont les plus élémentaires valeurs humaines ont été progressivement éradiquées par l’extension des “libertés” et le pouvoir de l’opinion très largement fabriquée, quoi d’étonnant  ? On ne souhaite en général récolter que ce que l’on a semé, mais aucun jardinier n’ignore que s’il n’y prend garde,  le chiendent finit par remplacer le gazon.

Ce midi encore, sur les ondes de France Culture, des critiques de services encensaient Jerk, une pièce de Dennis Cooper qui se donne au théâtre de la Bastille où le divin Marquis, longtemps, séjourna. C’est dire combien, chez nous comme ailleurs, la violence et le Mal fascinent, je l’ai déjà écrit ailleurs.

Ce soir de Jeudi Saint pourtant,  j’irai, avec quelques autres, prier le Seigneur pour qu’il nous garde de ce Mal qui veut cacher la Beauté du monde qui, autant que lui est partout et qu’il faut s’acharner à voir, pour ne pas devenir fou.

Rédigé par Anne A. Mitteau

Jeudi 9 avril 2009 à 15 03 28 0428