Grippe : pandemonium d’une pandémie
Voilà le monde en « état d’urgence » et nos medias plus que jamais hystériques, repus de recompter les « cas ». 236 dans le monde entier, à l’heure où j’écris. Je ne peux m’empêcher de penser à tous ceux qui, chaque jour que Dieu fait, décèdent de causes diverses : sur 62 millions chaque année, près de la moitié (36 millions), meurent de faim. Mais pour ceux-là, où est l’Etat d’urgence ?
On peine à imaginer ce que serait une pandémie déclarée de peste, de choléra ou de quoi que ce soit d’incurable et vraiment mortel. Sans doute est-il toujours trop tôt pour mourir, mais n’y a-t-il pas quelque indécence à faire ainsi résonner les tambours quand on ne cesse de nous affirmer qu’il ne faut surtout pas « paniquer », puisque ce mal, cette « grippe » se traite aisément ?
Dans tous les cas, ce seront toujours les plus pauvres, les plus éloignés des soins qui en pâtiront. Pas ceux qui en réchapperont ou, pire, en tirent déjà profit.






