Annotations limousines

réflexions et commentaires sur l’actualité littéraire, politique et religieuse

Archive pour 'Histoire' Categorie


Cette Europe généreuse et garante de paix que des peuples récusent aveuglément

Publié par Anne A. Mitteau sur 14 juin 2008

60 ans de paix entre des peuples qui, des siècles durant, se sont affrontés dans les larmes et le sang, cela vaudrait quand même d’être souligné : La neutralité de la République d’Irlande pendant la dernière guerre mondiale a évité à ses ressortissants d’y prendre part. Il est vrai qu’ils ont connu d’autres soucis. Le niveau de vie des Irlandais, en 1960 était assez lamentable malgré les aides accordées par le Plan Marshall, dont ils avaient pourtant bénéficié.

C’est pourtant en rejoignant l’Europe, en bénéficiant de ses aides que les Irlandais ont commencé à se relever pour devenir, au cours de la dernière décennie, l’un des 10 pays les plus riches du monde.

Certes, l’Europe n’est pas seule en cause, et des politiques intérieures bien menées n’y sont pas étrangères. Mais enfin, l’essor de tous les adhérents de ce vaste projet est connu et réel.

Dommage que les peuples n’en retirent que les mauvais aspects, largement diffusés par les medias et tout aussi largement utilisés par leurs dirigeants qui se retranchent volontiers derrière.

Ce qui intéresse les peuples d’Europe, c’est le foot. Il n’est que d’écouter les radios ce matin, de lire les titres des communiqués : “la presse italienne croit au miracle” (Le Figaro, 14 juin). On croit rêver à un europtimisme : que nenni : c’est du foot, qu’il s’agit !

Pauvre Europe, si malmenée, si peu comprise, si peu expliquée, sans doute.

Rien n’est plus fragile que la paix. Les peuples d’Europe seraient avisés d’y songer. Et les medias de réfléchir, avant de toujours dénoncer.

Publié dans Actualité, Histoire, Information, Presse, Solidarité, Sécurité, société, économie | Taggé: , , , , , , | 1 Commentaire »

Mourir de faim

Publié par Anne A. Mitteau sur 3 mai 2008

Du point de vue purement médical, mourir de faim suppose une lente et douloureuse agonie qui peut durer de 8 à 12 semaines. Du point de vue éthique et religieux, c’est tout simplement inacceptable dans le monde qui est aujourd’hui le nôtre.

Je ne suis pas économiste et ne m’avancerai pas sur les causes d’une famine qui se profile à notre horizon dans les contrées moins heureuses que la nôtre. Même si aucune époque n’a de ce point de vue été épargnée, mourir de faim dans un monde qui offre par ailleurs tant de prospérité ressortit du simple scandale, de la honte, d’une insulte à l’humanité et à son Créateur. Ceci étant, les famines ont souvent pour causes d’autres fléaux que ceux que la nature a toujours imposées, toutes époques confondues.

Le XXème siècle a été le terrain d’une idéologie dont sont encore victimes (Corée du Nord, Cuba ou à présent le Népal) quelques malheureuses nations. Les famines plus ou moins orchestrées* en Ukraine dans les années 30 ou en Chine trente ans plus tard en témoignent. On évalue pour celles-ci l’hécatombe à plus de 35 millions de morts.

De ce point de vue, la carte de la faim, établie par la Food and Agriculture organization (FAO) pointe les zones à risques, au centre desquelles l’Afrique, lieu de conflits incessants et de catastrophes écologiques, détient aujourd’hui le triste record.

On peut donc s’interroger sur le rôle que la plupart des Etats ont bien voulu accorder au travail de leurs démographes, qui ont sans aucun doute largement prévu, et depuis assez longtemps, ce que serait à peu de choses près la situation du Monde aujourd’hui, de sa population et donc de ses besoins vitaux. On imagine mal en effet une quelconque prospective qui ne tiendrait pas compte, en la matière, des études rigoureuses et détaillées réalisées ici et là par par tant de chercheurs sérieux. On peut d’ailleurs se faire une idée (voir le site de prospective de population de l’ONU) de ce qu’il pourrait être demain. Dommage qu’on y ait pas pensé plus tôt, car nous avons aujourd’hui en la matière, à ce qu’on dit, vingt ans d’erreurs derrière nous.

S’il devient difficile pour les pays nantis d’assumer leur devoir d’assistance, il est effarant de savoir que dans certains Etats, pour le plus grand malheur de leurs peuples, les dirigeants ne prévoient ni ne gèrent que pour eux-mêmes le pouvoir et ses attributs dont ils profitent abondamment, sans égard pour leur propre pays ni ses populations. Que des fortunes, parfois fondées sur l’aide humanitaire internationale, souvent sur le détournement de fonds publics, s’amassent hors de leurs frontières et se dépensent … chez nous.

Ceci étant, c’est aujourd’hui que des hommes, des femmes, des enfants, ici ou là, meurent de faim. C’est là le signe d’un mépris inqualifiable. De la science, de la connaissance, de la volonté, de la liberté et du travail des hommes.

* conséquences directes gestions totalitaires

Publié dans Actualité, Chine, Ecologie, Engagement, Fin de vie, Histoire, Information, Investigation, Non classé, Presse, Recherche, Sécurité | Taggé: , , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »

Sondages: la France comme elle est, moitié pour, moitié contre

Publié par Anne A. Mitteau sur 26 avril 2008

Le Président Sarközy (de Nagy-Bocsa) a parlé. Les sondeurs on enquêté. C’est une des constantes de notre mode de vie. Le portrait que nous renvoie le dernier sondage (Opinion-way pour le Figaro) est plutôt rassurant : au fond, les Français parlent tous de la même chose, quelles que soient leurs opinions. Ou plutôt, les choix qu’on leur propose en les sondant ne reflètent jamais rien d’autre que les préoccupation des sondeurs, objet de leur contrat. C’est dire qu’on leur laisse assez peu de liberté, aux sondés !

Enfin, une bonne nouvelle : les Français, j’en suis, semblent avoir majoritairement compris la nécessité de la Réforme. C’est plutôt bon signe…. pour l’avenir de leurs enfants. Car il faudra bien sûr attendre. Il faut toujours savoir attendre. D’abord semer. Regarder pousser et, enfin, récolter. Ah, cette impatience ( des medias) à vouloir toujours cueillir ce qui n’a pas encore fleuri !

Il en est un peu de Sarko comme de Badinguet, haï par Victor Hugo puis de nos républiques. Mais nous n’avons plus de Victor Hugo. Et si nos écrivains s’exilent, ce n’est plus que par goût d’ailleurs.

Tout cela est “un peu court”, et heureusement on en revient : Napoléon III a donné à la France, avec autorité, une de ses plus prospère périodes, et créé ce qui fut alors sa modernité et qui fait aujourd’hui une grande partie du charme qu’elle conserve (Garnier, Eiffel, Haussmann, Vichy, Compiègne, etc…). Il produisit avant la naissance d’Emile Durkheim, une Extinction du paupérisme qui préfigure les oeuvres à venir en matière de sociologie, tout en écrivant un certain nombre d’ouvrages sérieux.

Il voyait loin, Napoléon III, le tant décrié, et bien au-delà de Sedan. Victor Hugo quitta son exil anglais de Guernesey après 19 ans. Napoleon III faillit bien le croiser, et il y demeure encore : après 135 ans à Farnborough, il faudrait peut être songer à l’en ramener.

Nul ne sait encore ce que sera la France dans quatre ans, mais son Président sait, lui, ce qu’il fera. Les Français auront quatre ans de plus, un paquet de retraités sur les bras, de nouveaux soucis, de nouveaux besoins, de nouvelles attentes. De nouveaux espoirs. Probablement toujours les mêmes. Il leur faut toujours un moment, pour mesurer le temps perdu.

Publié dans Actualité, Exil, Histoire, Information, Lecture, Littérature, Presse, Recherche | Taggé: , , , , , , , , , , , , | Aucun commentaire »

La belle actualité de Mazarin :Esprits frondeurs, étude, roman, série télé

Publié par Anne A. Mitteau sur 22 avril 2008

Sans doute est-ce cet air de Fronde, qui règne sur la France depuis …. toujours, qui aura inspiré ces derniers temps pareille diversité dans l’offre : le Cardinal est décidément à la mode !

Madame Simone Bertière , historienne, nous livrait l’an passé une remarquable étude, un long travail de recherche et d’approfondissement sur la personne et l’oeuvre de Guilio Mazarin, y précisant d’emblée sa volonté urgente de “corriger auprès du grand public la déplorable réputation injustement accolée à sa mémoire” . La démarche de Simone Bertière à ceci de remarquable qu’étant devenue spécialiste du pire ennemi de Mazarin, le Cardinal de Retz, elle confesse à ce propos :”Il m’en était resté une sorte de remords envers ce dernier (Mazarin), et le sentiment que je lui devais réparation“.

J’ignore encore sous quels auspices se présente la toute récente publication du Pour l’amour de l’enfant Roi : Jules Mazarin - Anne d’Autriche, d’ Alain-Gilles Minella paru le 13 mars aux éditions Perrin.

Présenté avantageusement par l’éditeur (et les revendeurs) comme : “La biographie d’un couple uni dans le pouvoir et dans l’adversité, par un véritable amour et par l’ambition de faire de Louis XIV le plus grand roi du monde.” cet ouvrage a toute les chances de rencontrer un large succès, puisque déjà renommé, sur un site commercial : La Reine et le Cardinal

C’est avec ce titre, donc, que le succès pourrait être au rendez-vous en 2009 sur notre écran avec la diffusion qu’on nous annonce (tournage en cours), d’un téléfilm porté par l’acteur Philippe Torreton qu’il n’est plus nul besoin de présenter. Il est précisé sur les fiches disponibles que le scénario n’est pas l’oeuvre de M. Minella, historien, mais bien celle de Jacques Santamaria, scénariste.

J’ignore, vu de ma petite lorgnette, ce qu’il adviendra de la vision nouvelle que les Français pourront avoir sur ce Cardinal italien qui mena si bien, au final, notre pays, et dont quelques rares auteurs, aujourd’hui, tentent de réhabiliter la vie et l’oeuvre. Espérons que leur tâche n’aura pas été vaine.

Publié dans Actualité, Histoire, Information, Lecture, Littérature | Taggé: , , , , , , , , , , , | 1 Commentaire »