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Réflexions et commentaires sur l’actualité culturelle, sociale et religieuse

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L’Amour et l’Espérance surpassent tous les millions, même dans les taudis

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C’est, au fond, la grande surprise de ce triomphe de Danny Boyle, Slumdogs Millionaire. C’est aussi la meilleure. L’amour, mais surtout l’Espérance n’ont pas de prix. La vie, elle, ne vaut pas cher dans cette Inde complexe, violente et déroutante qu’il nous invite à visiter de l’intérieur, dans ce qu’elle a de plus tragique, une de ces mégalopoles dont on sait déjà qu’elles sont appelées à s’étendre encore davantage en accroissant chaque jour une misère sans nom.

Gare centrale (Victoria) de Bombay (Mubai)

Gare centrale (Victoria) de Bombay (Mumbai)

Nos zones les plus sinistres et le sort des plus exclus  paraîtraient bien doux aux miséreux de Mumbai, dont certains, comme les héros de cette histoire, parviennent pourtant à s’échapper.

Mais ce n’est pas l’argent, ici, qui triomphe, même s’il est au centre de tout. L’argent sous toutes ses formes : celui que l’on gagne et celui que l’on vole, celui que l’on mérite ou qu’on espère. L’argent propre et l’argent sale. L’argent de la mort. L’argent du hasard ou de la chance qui indéfiniment se recrée et parfois se redistribue sur la tête de quelques gagnants.

“Qui veut gagner des millions ?” fait rêver tous ceux qui pensent que leur vie deviendrait meilleure. Il est vrai que l’argent ne fait pas le bonheur de ceux qui n’en ont pas.

Ce film prenant, dur, magnifique est  un superbe témoignage, un hommage violent mais salutaire au principe même d’Humanité,  celle qui subsiste au fond de certains êtres que tout s’est acharné à détuire et qui demeurent ce qu’ils étaient pétris pour être : des hommes de bonne volonté et d’espérance.

Rédigé par Anne A. Mitteau

Dimanche 1 mars 2009 à 14 02 42 0342

La fin rêvée du cauchemar publicitaire ?

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J’avais signé il y a quelques mois une pétition contre la publicité à Radio-France. Il était je crois question d’insérer des “spots” sur France-Culture et, pour certains, dont je suis, de s’y opposer.  Il semble que le débat se soit largement inversé, eu égard à l’enjeu financier, la rente, devrais-je dire, que la pub représente, tant pour ceux qui la vendent que pour ceux qui la font.

La publicité a pour premier rôle (par définition), celui de : rendre public, c’est-à-dire faire connaître à tout un chacun ce qu’il devrait savoir. C’est dire combien elle est utile. Et combien nécessaire. Pour autant….

Ceux qui ont adoré comme moi le film de Joseph Mankiewicz  A letter to three Wives (Chaînes conjugales), auront présent à l’esprit cette scène remarquable où Kirk Douglas, dans l’impressionnante tirade du professeur de lettres qu’il incarne, traduit avec une conviction sans faille la pensée de l’auteur et sa vision, si pertinente, du rôle à venir de la publicité, alors naissante sur les ondes, de sa dérive probable et de ses conséquences. Il ne s’agissait pourtant alors que d’une dérisoire débilité, une imagerie (radiophonique) du Rêve américain fondé en premier lieu sur l’accessible jouissance d’une généreuse prospérité.

Las, les années cinquante sont désormais bien loin, et la publicité d’alors n’a depuis longtemps plus grand chose à voir avec ce qu’elle fut. Otage d’un marketing aussi agressif que notre société elle-même (on peut d’ailleurs se demander, à l’instar de Christophe Colomb, qui, de l’oeuf ou de la poule, a commencé en ce domaine) elle en a envahi toutes les sphères et tous les horizons. Jusqu’à l’insupportable.

NO PUB

NO PUB

Passe encore pour les quelques (rares) spots parfois cocasses à première vue,  lassants dès la seconde  puis définitivement odieux à la troisième. Passe encore pour les quelques images parfois acceptables, quand elles sont encore réelles.  Passe encore pour les  minutes,  puis quarts d’heure d’attente que les écrans publicitaires rognent sur un horaire rarement respecté.

Mais non, et définitivement non à la hideur de toutes ces  images de synthèses, économiquement très rentables pour les concepteurs, où l’horreur le dispute à la vulgarité, à l’ignorance et à la violence. Non au gavage des pauvres et des enfants, tous clients du pire, par défaut.

Allons, Messieurs les parlementaires, encore un effort. Libérez-nous de ce mal inutile qui ronge les plus démunis d’entre nous, ceux qui n’ont pas, pas encore, définitivement TOURNé LE BOUTON.

Un film démoli d’avance, “vu à la télé” : Vercingétorix

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Il suffit de regarder les quelques critiques (en ligne) sur les sites de cinéma ou plus simplement de se souvenir de l’épouvantable battage commercial dont ce film avait fait l’objet… il y a 6 ou 7 ans : tout ce qu’il faut pour vous en dégoûter. Le film de Jaques Dorfmann a même été doté, en mars 2002, de 3 “Bidets d’or”, dévolus par dérision au “plus mauvais film de l’année”. Quant à Christophe Lambert, ses détracteurs oublient qu’il fut le héros (césarisé) du Subway de Luc Besson et un remarquable Greystoke, alias Tarzan, pour Hugh Hudson, même si la plupart du temps, on l’associe à son personnage récurrent de Highlander.

Un Celte, donc. Normal qu’il ait été choisi pour incarner Vercingétorix, ce héros arverne qui honore, encore, notre vieille Gaule. Et la bonne ville de Clermont-Ferrand.

Nous n’en savons pas grand chose d’autre, d’ailleurs, de la Gaule, non plus que de son héros, que ce que nous en a laissé Jules César dans sa superbe Guerre des Gaules, au moins effleurée par tous les latinistes.

Vercingétorix par Bartholdi, Place de jaude à Clermont-Ferrand

Vercingétorix par Bartholdi, Place de jaude à Clermont-Ferrand

N’en déplaise à tous les fans de Goscinny (et Uderzo), nous sommes là bien loin du “petit village gaulois”. D’où l’insuccès total de ce film, ni plus ni moins mauvais qu’un autre (peplum, western ou road movie), que tant d’internaute se sont attachés à conspuer.

Il ne s’agissait là, au fond, que d’une histoire, la nôtre, et d’un de nos héros. Compte tenu du peu de données dont nous disposons, le rendu était méritoire, et le travail bien fait. Quelques longueurs, peut-être, mais sans excès. Pas de pathos, ni de flux sanguins inutiles.

La fin dramatique et lamentable du héros, à Rome, nous est ici épargnée. L’auteur s’en tient à la reddition d’un seigneur, encore confiant.

Il s’agit là d’un travail honnête et sérieux qui ne méritait sans doute pas l’accueil déplorable qui lui fut fait. Sans doute le sujet n’était pas assez “porteur“, ce héros paraissant trop sage, dans un monde qui ne l’est pas.

Quant à Christophe Lambert qui semble-t-il intéresse assez peu la presse, il est devenu co-auteur d’un site d’échanges gratuits, pour DONNER (et non vendre) ces objets dont nous ne savons plus que faire et qui peuvent être si utiles à certains. Cela vaut au moins d’être souligné.

Rédigé par Anne A. Mitteau

Vendredi 5 septembre 2008 à 19 07 18 0918